Résultats obtenus
Analyse principale : Graphique 31
Tout d’abord, le premier tableau met en relation les variables suivantes: l’accord des Québécois avec la pratique du suicide ainsi que leur niveau de scolarité. La première variable, qui correspond au niveau de scolarité, fait donc partie de la dimension de l’éducation dans le concept de la qualité de vie. Cette variable indépendante agit sur la variable dépendante, soit l’accord sur la pratique du suicide assisté qui est issus de la dimension morale du concept du suicide assisté. Ces variables choisies sont directement en lien avec l’hypothèse qui affirme que moins la qualité de vie est élevée, plus les Québécois sont enclins à accepter le suicide assisté puisque chaque variable est associée aux deux concepts principaux. Avec ce tableau, les chercheurs ne sont pas en mesure de confirmer totalement leur hypothèse, puisque les résultats montrent une certaine tendance qui veut que moins le niveau de scolarité de la population est élevé, moins ils sont enclins à accepter la pratique du suicide assisté. De fait, il s’est avéré que 75% des gens ayant un niveau de scolarité primaire sont totalement en désaccord avec cette pratique. Inversement, parmi la population ayant un niveau de scolarité plutôt élevé, soit un diplôme d’études collégial ou universitaire, la proportion de ceux ayant répondu être plutôt en accord avec le suicide assisté est respectivement de 54,3% et 50%. Comme les chercheurs prétendent que moins le niveau de scolarité est élevé, moins la qualité de vie
Analyse principale : Graphique 32
Pour ce graphique, les chercheurs ont eu pour but de mettre en relation le fait que les répondants aient (ou pas) un ami ou un membre de la famille proche de ceux-ci qui soit atteint d’une maladie chronique ou d’un handicap, représentant la variable indépendante, et leur avis sur s’il est acceptable (ou pas) qu’une personne atteinte d’une maladie chronique ou d’un handicap puisse avoir recours à la pratique du suicide assisté, représentant la variable dépendante. Les chercheurs ont trouvé pertinent de mettre en relation ces deux variables, car elles représentent bien l’énoncé de leur hypothèse : le fait que les répondants aient (ou pas) un ami ou un membre de la famille proche de ceux-ci qui soit atteint d’une maladie chronique ou d’un handicap illustre bien le concept de qualité de vie, et leur avis sur s’il est acceptable (ou pas) qu’une personne atteinte d’une maladie chronique ou d’un handicap accède à la pratique du suicide assisté illustre clairement celui de leur opinion sur le suicide assisté. Dans ce cas-ci, la relation entre les deux variables confirme notre hypothèse, car la majorité des gens ayant un ami ou un membre de la famille atteint d’une maladie chronique ou d’un handicap, soit 55,8%, sont d’avis qu’il est acceptable qu’une personne atteinte d’une maladie chronique ou d’un handicap puisse avoir recours à la pratique du suicide assisté.
Analyse principale : Graphique 33
Pour ce graphique, les chercheurs ont voulu mettre en relation l’avis des répondants sur le fait qu'un médecin devrait (ou pas) avoir le droit d’effectuer la pratique du suicide assisté, représentant la variable dépendante, et leur accès à un médecin de famille, c’est-à-dire s’ils en ont un ou non, représentant la variable indépendante. Une fois de plus, les chercheurs ont trouvé pertinent de mettre en relation ces deux variables, car elles sont conformes à l’hypothèse qu'ils ont élaborée. Le concept de qualité de vie dans ce lien est exposé par l’accès (ou pas) des répondants à un médecin de famille et celui de leur opinion sur le suicide assisté par leur avis sur le fait qu'un médecin devrait (ou pas) avoir le droit d’effectuer la pratique du suicide assisté. Dans ce cas, l’hypothèse des chercheurs est infirmée puisque la majorité des gens ayant accès à un médecin de famille, soit 66%, sont d’avis que celui-ci devrait avoir le droit d’effectuer la pratique du suicide assisté auprès d’un patient le demandant. Les chercheurs peuvent donc en déduire que le fait d’avoir accès à un médecin de famille augmente considérablement la confiance qu'une personne peut avoir envers celui-ci et qu'elle lui autorise alors de commettre cet acte.
Analyse secondaire : Graphique 34
Suite à l’analyse principale, les chercheurs ont voulu en savoir un peu plus. Ils se sont donc intéressés à la différence des opinions par rapport au suicide assisté selon l’âge des répondants. Donc, dans l'analyse secondaire, les chercheurs ont choisi les variables de l’âge, qui est la variable indépendante, et celle de l'opinion par rapport au suicide, qui est la variable dépendante. Selon les données récoltées, ils ont pu observer une tendance selon laquelle la population serait plutôt en accord avec cette pratique, et ce, pour toutes les tranches d’âges. Par exemple, une majorité des gens âgés de 15 à 25 ans ont affirmé être plutôt en accord, ce qui représente 53,4%. Par conte, les chercheurs ont observé que la proportion des gens étant de cet avis allait en diminuant plus l’âge des répondants augmentait. De fait, 47,9% des 41 à 60 ans, et 40% des 61 à 75 ans était de cet avis. Par ces résultats, les chercheurs ne sont pas vraiment en mesure de faire un lien solide avec l’hypothèse puisque la variable de l’âge ne représente pas directement le concept de la qualité de vie. Cependant, il serait possible pour les chercheurs de supposer que plus les répondants sont âgés, moins ils sont enclins à avoir une bonne qualité de vie. En ce sens, un lien plus ou moins considérable pourrait être fait avec l’hypothèse et viendrait plutôt infirmer celle-ci.
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