Hypothèse
L'hypothèse émise par les chercheurs est que moins la qualité de vie des Québécois est élevée, plus ils sont enclins à accepter le suicide assisté. Pour cette recherche, il est préférable de choisir l'hypothèse et non l'objectif de recherche puisque nous ne voulons pas renseigner sur la question, mais plutôt répondre à la question de recherche en émettant une hypothèse qui est vérifiable. Selon une recherche sur le suicide assisté, en huit ans, de 1998 à 2005, 246 patientes et patients sont morts par suicide assisté en Oregon. Ils étaient âgés, en moyenne, de 70 ans et étaient plus instruits que la majorité des autres mourants.[1] Donc, ce fait remet en question l'hypothèse donnée puisque les informations vont à l'inverse de notre hypothèse, du moins, en ce qui a trait au facteur de l'éducation. Par contre, même si cette donnée va à l'encontre de l'hypothèse, les chercheurs supposent que ces patients qui ont pris la décision de se suicider étaient en fin de vie et avaient donc une qualité de vie moindre. Dans cette hypothèse bivariée, la variable dépendante est la qualité de vie (perception individuelle de sa position dans la vie dans le contexte de sa culture et de son système de valeur en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses standards)[2] et la variable indépendante est l'opinion sur le suicide assisté (le suicide assisté se produit lorsque quelqu'un donne à une autre personne les moyens de se suicider ou de l'information sur la manière d'y arriver)[3]
[1] Afeas Femmes du mouvement, Suicide assisté, Choisir pour soi?, 2006-2007, [En ligne], https://www.afeas.qc.ca/wp-content/uploads/2006/11/Suicideassiste.pdf (Page consultée le 27 septembre).
[2] Gilles DUPUIS, «Des outils pour changer le monde», Département de psychologie Université du Québec à Montréal, [En ligne], https://www.ctreq.qc.ca/medias/pdf-word-autres/ACFAS-Dupuis.pdf, page consultée le 26 septembre 2012.
[3] Afeas Femmes du mouvement